La reconnaissance d’un enfant au Togo dépend de la situation matrimoniale des parents. Si le père est décédé avant la naissance de l’enfant et que la mère est mariée avec lui, l’enfant est présumé être le sien et porte donc son nom.

Art 2 : L’enfant né dans le mariage porte le nom de son père.

Si la mère n’est pas mariée avec le père, elle peut reconnaître l’enfant seule.

Art 3: L’Enfant né hors mariage porte le nom de celui de ses parents à l’égard duquel sa filiation est établie […].  Si la filiation n’est établie qu’à l’égard de la mère, l’enfant porte le nom de jeune fille de sa mère.

Si la belle-famille est hostile, la mère peut saisir le tribunal pour demander la reconnaissance de la paternité de l’enfant. Le tribunal peut ordonner des tests ADN ou se baser sur des témoignages ou des présomptions pour établir la filiation.


CONCLUSION 

La reconnaissance d’un enfant né après le décès de son père est une situation délicate qui peut entraîner des conflits avec la belle-famille. Il existe cependant des moyens juridiques pour protéger les droits de l’enfant et de la mère. Selon le code civil, le mari décédé est présumé être le père de l’enfant s’il est né dans les 300 jours qui suivent son décès. La mère peut donc demander l’inscription de l’enfant sur l’acte de décès du père ou sur son livret de famille. Si la belle-famille conteste la filiation, elle devra saisir le tribunal de grande instance et demander une expertise génétique. La mère peut également reconnaître l’enfant avant sa naissance en faisant une déclaration à la mairie. Cette démarche permet d’établir un lien de filiation entre l’enfant et la mère, indépendamment du père. Elle peut aussi demander au juge aux affaires familiales de désigner un administrateur ad hoc pour représenter les intérêts de l’enfant et faire valoir ses droits successoraux.

Ce que disent nos lecteurs

"Mon mari est parti sans laisser d'adresse depuis plus de deux ans. Je ne savais pas si je pouvais demander le divorce, ni comment faire seule avec mes trois enfants. L'article sur l'abandon de foyer m'a tout expliqué clairement, et Ophelia m'a guidée étape par étape via WhatsApp. Je me suis sentie moins perdue, moins seule."

Akossiwa, 31 ans, couturière à Kpalimé

"Je voulais changer le nom de famille de mes enfants après le décès de leur père. Je pensais que c'était impossible. LQDD m'a expliqué la procédure exacte et les conditions légales au Togo. En quelques semaines j'avais toutes les pièces à rassembler, j'aurais jamais su par où commencer sans eux."

Ayélé, 39 ans, infirmière à Kara

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